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Périménopause : 7 signes que votre corps vous envoie avant la ménopause

  • 5 mars
  • 7 min de lecture

Dernière mise à jour : 25 mars


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Je vais vous dire quelque chose que j'entends très souvent en consultation.

Une femme arrive, entre 42 et 50 ans. Elle est fatiguée — vraiment fatiguée, pas juste "j'ai eu une semaine chargée". Elle dort mal. Elle a l'impression d'être irritable pour des riens. Ses règles ne ressemblent plus à ce qu'elles étaient. Et quand elle en parle à son médecin, on lui dit que ses analyses sont normales.

Alors elle se dit qu'elle exagère. Ou qu'elle vieillit, tout simplement.

Ce que personne ne lui a dit, c'est qu'elle est probablement en périménopause.

Je le sais parce que j'accompagne ces femmes au quotidien. Et je le sais aussi parce que je vis moi-même cette transition hormonale. Ce que je vous partage ici, je le connais de l'intérieur — pas seulement à travers mes formations, mais à travers mon propre corps.


"Périménopause : ce que votre corps traverse avant la ménopause"

On parle beaucoup de la ménopause. On parle très peu de ce qui la précède.

La périménopause, c'est la période de transition qui commence avant l'arrêt des règles — parfois des années avant. Selon l'Inserm (2023), elle débute en moyenne vers 47 ans, mais certaines femmes la ressentent dès 40 ans, parfois même avant.

Pendant cette phase, vos ovaires commencent à produire les hormones de manière moins régulière. La progestérone baisse en premier, souvent silencieusement. Les œstrogènes suivent, avec leurs hauts et leurs bas imprévisibles. Et c'est cette instabilité — plus que la baisse en elle-même — qui provoque les symptômes.

La ménopause, elle, n'est officiellement confirmée qu'après 12 mois consécutifs sans règles (OMS, 2022). Tout ce qui précède ce moment, c'est la périménopause. Et ça peut durer entre 2 et 10 ans.

Oui. 10 ans.

C'est pour ça que j'ai choisi d'accompagner les femmes avant la ménopause. Parce qu'attendre que les règles s'arrêtent pour s'en occuper, c'est passer à côté de toute cette période où le corps a justement besoin d'être soutenu.

 

Les 7 signes que votre corps vous envoie

"1. Premier signe de périménopause : vos cycles changent"

C'est souvent le premier signal — et celui qu'on a le plus tendance à ignorer ou à mettre sur le compte du stress.

Vos règles arrivent plus tôt que prévu. Ou plus tard. Un mois elles sont abondantes, le mois suivant presque absentes. Vous avez des cycles de 23 jours, puis de 38 jours, sans logique apparente.

Ces irrégularités sont directement liées aux fluctuations de progestérone et d'œstrogènes (Ameli.fr, 2024). Ce n'est pas un dérèglement inquiétant en soi — c'est votre corps qui commence sa transition.

Une chose importante à savoir : une grossesse reste possible pendant la périménopause. Jusqu'à 12 mois après les dernières règles, une contraception est recommandée si vous ne souhaitez pas concevoir.

 

2. Des bouffées de chaleur — même si vous pensez être "trop jeune"

Beaucoup de femmes que j'accompagne me disent la même chose : "Je ne pensais pas que c'était ça, je me croyais trop jeune pour les bouffées de chaleur."

Pourtant, elles peuvent apparaître dès la périménopause. Selon l'Inserm (2023), elles concernent 3 femmes sur 4 à un moment ou un autre de cette transition.

Une chaleur soudaine qui monte dans le visage et le cou, des rougeurs, parfois une transpiration importante. Et la nuit, les fameuses sueurs nocturnes qui vous réveillent à 3h du matin avec les draps trempés.

Ces bouffées sont liées à l'instabilité des œstrogènes, qui perturbent le mécanisme de régulation de la température dans le cerveau. Ce n'est pas "dans la tête" — c'est une réaction physiologique réelle et mesurable.

 

3. Une fatigue qui ne passe plus, même avec du repos

Celle-là, je la connais bien.

Ce n'est pas la fatigue normale d'une journée chargée. C'est une fatigue profonde, qui s'installe, qui ne répond plus au week-end de repos ou aux vacances. Vous dormez vos heures mais vous vous levez comme si vous n'aviez pas fermé l'œil.

Plusieurs mécanismes se cumulent: les sueurs nocturnes fragmentent le sommeil, la baisse de progestérone — qui a naturellement un effet sédatif — perturbe l'endormissement, et les fluctuations hormonales maintiennent le système nerveux en état d'alerte permanent.

Résultat : le corps ne récupère plus vraiment. Et plus on force, plus on s'épuise.

 

4. Des émotions que vous ne reconnaissez plus

Vous vous énervez pour des choses qui ne vous auraient pas affectée avant. Vous pleurez sans vraiment savoir pourquoi. Vous ressentez une anxiété nouvelle, diffuse, sans objet précis. Ou simplement cette impression d'être "à fleur de peau" en permanence.

Ce n'est pas un problème de caractère. Ce n'est pas de la faiblesse.

Je me souviens d'une période où je me réveillais toutes les nuits vers 3h, 4h du matin. Pas de raison particulière. Juste les yeux ouverts dans le noir, impossible de me rendormir.

Le lendemain, j'étais épuisée. Et cette fatigue-là, elle ne pardonnait pas grand chose.

À la maison, j'avais de moins en moins de patience. Je m'énervais pour des riens — une réponse de travers, un truc pas rangé. Et en face de moi, j'avais ma fille en pleine préadolescence, avec ses propres hormones qui s'emballaient.

Deux systèmes hormonaux en pleine tempête sous le même toit. Autant vous dire que certains soirs, l'ambiance était… sportive.

Ce qui m'a le plus déstabilisée, ce n'était pas les nuits difficiles ou les kilos qui s'installaient sur les hanches et le ventre sans que j'aie rien changé à mon alimentation. C'était de ne plus me reconnaître dans mes réactions. De me dire après coup : "Ce n'est pas moi, ça."

Si vous vous êtes déjà dit la même chose — c'est probablement que votre corps essayait de vous dire quelque chose.

Les œstrogènes influencent directement la production de sérotonine et de dopamine — les neurotransmetteurs qui régulent l'humeur et la motivation. Quand leur taux fluctue, l'équilibre émotionnel en prend un coup. Une étude publiée dans les Archives of General Psychiatry (Freeman et al., 2014) a montré que les femmes en périménopause présentent un risque accru de symptômes dépressifs, même sans aucun antécédent.

Ce que votre corps traverse, c'est une reconfiguration neurochimique. C'est réel, c'est documenté, et c'est accompagnable.

 

5. Le brouillard mental

Vous cherchez vos mots en pleine phrase. Vous entrez dans une pièce et vous avez oublié pourquoi. Vous relisez le même paragraphe trois fois sans le retenir.

Ce phénomène s'appelle le "brain fog" — et il est encore trop souvent minimisé, voire moqué. Pourtant, il est directement lié aux fluctuations des œstrogènes, qui jouent un rôle dans la mémoire de travail et la concentration.

La bonne nouvelle : c'est temporaire. Une fois la transition hormonale stabilisée, ces difficultés tendent à s'améliorer significativement. En attendant, il existe des leviers naturels pour soutenir les fonctions cognitives — l'alimentation, la régulation du système nerveux, et le sommeil en sont les premiers.

 

6. Des changements physiques que vous n'attendiez pas

Un jean qui rentrait parfaitement il y a six mois et qui tire maintenant sur les hanches. Un ventre qui a changé de forme sans que vous ayez rien modifié dans votre assiette. C'est souvent comme ça que ça commence — pas dramatiquement, mais suffisamment pour qu'on le remarque et qu'on ne comprenne pas pourquoi.

Vos articulations sont raides le matin. Votre peau est plus sèche. Vos cheveux tombent un peu plus dans la brosse.

Ces changements physiques sont réels et fréquents en périménopause (OMS, 2022) :

•        prise de poids localisée autour du ventre et des hanches

•        douleurs articulaires nouvelles (mains, genoux, épaules)

•        peau plus sèche ou qui change de texture

•        seins tendus ou douloureux avant les règles

•        sécheresse vaginale progressive

•        cheveux qui se fragilisent

Tous ces changements ont une cause commune : la baisse progressive des œstrogènes, qui jouent un rôle protecteur sur les tissus, les muqueuses et la densité osseuse.

Ce n'est pas une question d'âge ou de volonté. C'est de la biologie.

 

7. Un syndrome prémenstruel qui s'intensifie

Si vous aviez un SPM léger avant, il peut devenir plus marqué. Si vous n'en aviez presque pas, vous pouvez en développer un.

Les jours avant vos règles, vous pouvez ressentir une irritabilité plus forte, des tensions mammaires plus douloureuses, des maux de tête, une rétention d'eau plus prononcée.

Ce phénomène est lié au déficit en progestérone qui caractérise le début de la périménopause. La progestérone a un effet naturellement apaisant sur le système nerveux — quand elle manque, le corps le ressent.

 

Ce que vous pouvez faire — concrètement

Ces 7 signes ont tous la même origine : l'instabilité hormonale de la périménopause. Et cette instabilité, on peut agir dessus. Pas en la supprimant — elle fait partie de la transition — mais en donnant au corps ce dont il a besoin pour la traverser avec moins de turbulences.

Voici les leviers que j'utilise en consultation :

L'alimentation adaptée est souvent la première chose à ajuster. Certains aliments soutiennent l'équilibre hormonal — les phytoœstrogènes, les oméga-3, le magnésium. D'autres aggravent les symptômes — les sucres rapides, l'alcool, le café en excès. Un rééquilibrage nutritionnel personnalisé peut faire une vraie différence sur l'énergie, le sommeil et les bouffées de chaleur.

La régulation du système nerveux est souvent le maillon manquant. Les fluctuations hormonales maintiennent le corps en état d'alerte permanent — et ça, aucune plante ni aucun complément ne peut le corriger seul. J'utilise des techniques comme l'EFT tapping et le balayage oculaire pour aider le système nerveux à sortir de cet état de tension.

La phytothérapie ciblée peut apporter un soutien réel sur certains symptômes spécifiques — le sommeil, les bouffées de chaleur, l'humeur. Mais elle doit toujours être personnalisée et adaptée à votre situation médicale. Ce que je déconseille : l'automédication à partir de ce qu'on lit sur internet.

Écouter son rythme, enfin. La périménopause est souvent le moment où le corps dit stop à des années de surcharge. L'ignorer ne fait qu'aggraver les symptômes. L'écouter, c'est déjà une forme d'accompagnement.

 

En résumé

Si vous vous reconnaissez dans plusieurs de ces signes, votre corps n'est pas en train de vous lâcher. Il est en train de changer — et il a besoin d'être entendu et soutenu, pas ignoré.

La périménopause n'est pas une maladie. Mais ce n'est pas non plus quelque chose qu'on est obligée de traverser seule, en serrant les dents.

 

Vous souhaitez en parler ?

J'accompagne les femmes en périménopause et ménopause au cabinet au Pellerin, près de Nantes, et en visio partout en France.

Si vous vous posez des questions sur ce que vous traversez, je vous propose un premier échange de 20 minutes offert — sans engagement, juste pour faire le point ensemble.

👉 Réserver mon appel découverte gratuit : https://calendly.com/leguen-aurelie/appel-gratuit

 

Cet article est rédigé à titre informatif et éducatif. Il ne remplace pas un avis médical. Si vous présentez des symptômes, consultez votre médecin ou gynécologue.

 

Sources

•        Ameli.fr — Périménopause : symptômes et contraception, juillet 2024. https://www.ameli.fr

 
 
 

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